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PAROLE POUR LA MISSION Eléments de réflexion missionnaire sur la Liturgie du Dimanche L'EUNTES.NET propose un itinéraire hebdomadaire de réflexion sur la Liturgie du Dimanche, orientée vers la Mission. Des éléments y sont offerts, qui se veulent une méditation missionnaire proposée à la spiritualité individuelle ou communautaire, sur la Parole de Dieu. Cette Parole, en effet, continue de nous surprendre par sa longue fidélité à donner lumière,force et soutien au chemin missionnaire de l’Eglise.
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Le blé, finalement, aura le dessus sur l’ivraie
XVI Dimanche du T.O. Année “A” - Dimanche 20.7.2008
Sagesse 12,13.16-19 Psaume 85 Romains 8,26-27 Matthieu 13,24-43 Réflexions Défense d’ériger des palissades ou des délimitations entre bons et mauvais! Pourquoi existe-t-il le mal dans le monde ? D’où vient la zizanie? Aujourd’hui Jésus nous instruit. Dans les trois paraboles de l’Évangile (l’ ivraie, la graine de moutarde et le levain) émergent les enseignements déjà présents dans la parabole du semeur (dimanche dernier, XV): la dimension absolument insignifiante de la semence, comparée à sa force intime et intenable ; le paysan répand de la bonne semence sur son champ, mais l’ennemi, lui, y sème l‘ivraie; l’impatience des serviteurs qui réclament vengeance mais le maître est pour la tolérance et la patience... (v. 25.28-29). Ce n’est qu’à la fin, au temps des moissons, que le bilan définitif sera fait: les résultats seront vérifiés, pour que suive la récompense ou le châtiment (v. 30). Une fois de plus Jésus nous donne la clé nous permettant d’interpréter sa parabole, appliquée à la vie et à l’histoire de l’Église. Celle-ci en effet, est appelée à vivre immergée dans un monde de violences et d’injustices, mais c’est toujours l’espérance qui l’anime, aussi bien que la patience: le deux venant toujours de Dieu. En tous temps et en tous lieux l’Église missionnaire “se doit de poursuivre son pèlerinage entre les persécutions du monde et les consolations de Dieu” (St. Augustin, De civitate Dei).
Le Pape Karol Wojtyla, dans un de ses derniers livres, nous a laissé un commentaire remarquable sur le mysterium iniquitatis qui sévit dans le monde et dans l’histoire, ainsi que sur la coexistence du bien avec le mal. Il se réfère à la parabole que nous méditons aujourd’hui: “La capacité, propre du mal, de pousser et de se développer sur le bon terrain du bien, est pour nous un mystère. Et mystérieux demeure pour nous aussi cette part de bien que le mal n’a pas réussi à détruire. Non seulement, ce bien arrive même à se répandre malgré le mal, et à avancer sur le même terrain. Le retour sur la parabole évangélique du bon grain et de l’ivraie est immédiat... En effet cette parabole peut devenir une clé de lecture de toute l’histoire de l’homme. Dans toutes les époques, et partant de différents points de vue, le blé pousse avec l‘ivraie, et l’ivraie avec le bon grain. L’histoire de l’humanité est le théâtre où coexistent en même temps le bien et le mal. S’il est donc vrai que la mal existe auprès du bien, le bien persévère quand même à côté du mal, et grandit, pour ainsi dire, sur le même terrain, c’est à dire la nature humaine” (cf. Mémoire et Identité).
Retombée immédiate de ce message sur le monde missionnaire: affronté au mal qui sévit, ainsi qu’à la méchanceté et à l’indifférence de tant de personnes, une tentation prendra toujours le cœur des missionnaires et des éducateurs, celle d’assumer le rôle des serviteurs qui, d’après la parabole, prétendent déraciner immédiatement l’ivraie (v. 28). La plupart du temps dans l’illusion du aut-aut (ou bien ceci ou bien cela), qui crée l’exclusion. Tandis que Jésus, le divin semeur du bon grain, invite plutôt à la patience et à la miséricorde, dans le respect des temps de Dieu, qui est le seul en mesure de savoir ce qui se trouve réellement dans le cœur de l’homme. La mission, qui a pourtant en elle la force intenable de l’Évangile (v. 31-32), a toujours des commencements timides, en condition de minorité et de fragilité par rapport aux dynamismes puissants du mauvais. Le missionnaire est sans doute porteur d’un levain apte à renouveler le monde (v. 33), mais un levain qui agit selon les temps longs de la patience, de la défaite possible, et de la tolérance. Le livre de la Sagesse en parlait déjà (I lecture): «O Dieu, le fait même d’être le maître de tous te rend indulgent à l’égard de tous» (v. 16). Bien différemment des puissants de la terre, qui très souvent abusent de leur pouvoir, Dieu est toujours “le maître de la force”, il nous gouverne “avec grande indulgence” et exerce son pouvoir en parfaite liberté (v. 18). En plus de cela, il faut nous rappeler que le Dieu chrétien manifeste sa puissance surtout par la miséricorde et le pardon. En effet il donne à ses enfants “l’espérance” que, après le péché, Il accorde le repentir (v. 19). Là est aussi le style de Jésus, devenu programme de vie et d’action pour le disciple et pour le missionnaire. (*)
Tout homme est un champ de blé où vit aussi la zizanie, sous la pression du mauvais et les fureurs de l’intolérance. Il y a même une chanson qui nous le dit en ces termes: “dans le cœur de tout homme il y a le bien, il y a le mal; mais au fond de tout cœur se cache aussi un capital”. Il faut seulement que l’Esprit (II lecture)vienne au secours de notre faiblesse (v. 26), qu’il nous soutienne dans le temps de la coexistence en nous du bien avec le mal, qu’il encourage aussi notre espérance, et nous rende capables d’aimer selon le cœur miséricordieux de Dieu (v. 27).
La Parole du Pape (*) “Ce n’est pas le pouvoir qui rachète, mais l’amour! C’est là le signe de Dieu: Il est lui-même amour. Combien de fois désirerions-nous que Dieu se montre plus fort! Qu’il frappe durement, qu’il terrasse le mal et qu’il crée un monde meilleur! Toutes les idéologies du pouvoir se justifient ainsi, elles justifient la destruction de ce qui s’oppose au progrès et à la libération de l’humanité. Nous souffrons pour la patience de Dieu. Et nous avons néanmoins tous besoin de sa patience. Le Dieu qui est devenu agneau nous dit que le monde est sauvé par le Crucifié et non par ceux qui l’ont crucifié. Le monde est racheté par la patience de Dieu et détruit par l’impatience des hommes”. Benoît XVI Homélie pour la solennelle ouverture de son Pontificat, Rome, 24 avril 2005
Sur les pas des Missionnaires - 20/7: St. Apollinaire, originaire d’Antioche, premier évêque de Classe-Ravenne, en Italie, évangélisateur de l’Émilie et de la Romagne, mort martyr (sec II). - 20/7: St. Frumence (+380 env.), fondateur de l’Eglise en Éthiopie, premier évêque de Axoum. - 21/7: St. Laurent de Brindisi (1559-1619), frère capucin, il parcourut beaucoup de régions d’Europe en prédicateur de l’Évangile et en apôtre de la réconciliation; il est docteur de l’Église. - 21/7: St. Albéric Crescitelli (1863+1900), prêtre italien du PIME, missionnaire en Chine et martyr. - 22/7: Ste. Marie Madeleine: guérie par Jésus, elle le suivit jusqu’au Calvaire. Elle fut aussi la première à le voir vivant après sa résurrection et à l’annoncer. - 23/7: Ste. Brigitte de Suède (1302-1373), mère de famille, religieuse par la suite, mystique et fondatrice, souvent en pèlerinage auprès de différents sanctuaires. Elle est patronne de l’Europe. - 23/7: Bx. Basile Hopko (1904-1976), évêque auxiliaire grec-catholique de Presov (Slovaquie) et martyr, ayant connu la prison (1950-1964) et la torture sous le régime communiste. - 23/7: Bse. Marguerite Marie Lopez de Maturana (1884-1934), religieuse espagnole, fondatrice de l’institut des Mercédaires Missionnaires de Berriz. - 24/7: St. Sarbel (Joseph) Makhluf (1828-1898), moine maronite du Liban, puis ermite voué à la prière et à de rudes privations. - 24/7: Souvenir du P. Ézéchiel Ramin, missionnaire combonien italien, tué à 32 ans (+1985) à Cacoal (Rondonie-Brésil), pour avoir participé à une manifestation de paysans réclamant des terres. - 25/7: St. Jacques, apôtre, fils de Zébédée, frère de Jean. Premier martyr parmi les Apôtres (+43-44), il est le patron de l’Espagne. -25/7: BBx. Radolphe Aquaviva et autres quatre compagnons jésuites, martyrs (+1583) à Salsète (Inde). - 26/7: SS. Joachin et Anne, parents de Marie, grands-parents de Jésus: il sont les protecteurs des grands-parents et de toutes les personnes âgées. - 26/7: Ste. Bartolomée Capitanio (+1833), fondatrice, avec Ste Vincente Gérosa (+1847), des Religieuses dites de Marie enfant. - 26/7: St. Georges Preca (La Valette, Malte, 1880-1962), prêtre voué à la catéchèse des enfants et des jeunes, fondateur également de la Société pour la Doctrine chrétienne. - 26/7: Bx. Tite Brandsma (1881-1942), prêtre hollandais, carme, défenseur intrépide de l’Église et de la dignité de l’homme, mort dans le camp de concentration de Dachau (Allemagne).
++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++ Par le R. P. Romeo Ballan – Missionnaires Comboniens (Vérone) Site Web: www.euntes.net “Parole pour la Mission” ++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
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